4 novembre 2009

François Bayrou met en garde le gouvernement contre le "dérapage" des finances publiques

François Bayrou

Suite à une réunion à Matignon, mercredi 4 novembre, François Bayrou a mis en garde le gouvernement contre le "dérapage" des finances publiques.

Le Président du Mouvement Démocrate a également affirmé que "la raison" voudrait que le gouvernement "renonce" à son projet de grand emprunt.

"La situation est une situation de dérapage absolu. On ne peut pas imaginer un grand emprunt sans réfléchir à la situation qui est celle du pays aujourd'hui", a-t-il encore précisé. (Lire la suite)

François Bayrou a encore ajouté : "Aujourd'hui la charge de la dette c'est l'équivalent de la totalité de l'impôt sur le revenu des Français" ; "sur ce rythme là, on va à une catastrophe que probablement on sous-estime".

"J'ai dit au Premier ministre que la raison serait qu'on renonce (...). J'ai même proposé une voie alternative qui est la voie européenne", qui puisse "convaincre nos partenaires de faire un emprunt ensemble".

"Dans le débat, j'allais presque dire combat, qui a lieu aujourd'hui à l'intérieur du pouvoir actuel entre des gens comme Michel Rocard et Alain Juppé qui disent +s'ils vous plaît soyez raisonnables+ et qui évoquent des chiffres de 20/30 milliards+ (...) et d'autres qui disent +il faut 100 milliards+, nous sommes du côté des raisonnables", a rappelé le Président du Mouvement Démocrate.

"J'ai l'impression depuis le début que François Fillon est du côté des raisonnables, pas des déraisonnables. Je n'ai pas eu l'impression qu'il y avait contradiction entre sa pensée et ce que je développais comme analyse", a conclu François Bayrou.


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Tableaux de bord

Posté par : Badineur | 11 novembre 2009 21:36

Il est temps que l’état, les administrations, les collectivités territoriales et locales publient annuellement un tableau de bord standardisé, compréhensible par les électeurs, les fonctionnaires, les élus, résumant, comme dans les entreprises, la situation de l’activité, des comptes, des recettes, des dettes, de l’investissement. Alors tout le monde pourra se faire une idée plus précise de l’activité et de l’endettement, ainsi que des évolutions année après année. Lorsque la situation sera éclairée par des chiffres précis, comparables et connus de tous, les décisions difficiles pourront être prises en connaissance de cause !


QUELLE POLITIQUE PERTINENTE POUR GERER LA REPRISE ??

Posté par : MANDRIN | 10 novembre 2009 12:20

Le ministre du budget, Eric Woerth, estime dans Le MONDE ce mardi 10 novembre, qu'il sera "très difficile" de ramener dès 2013 le déficit public français sous les 3 % du produit intérieur brut (PIB), comme le demande Bruxelles. "Le premier ministre François Fillon a indiqué que nous serons à 3 % [de déficit] en 2014", a déclaré M. Woerth sur Europe 1. La Commission européenne devrait demander mercredi à la France de ramener dès 2013 son déficit public sous la limite autorisée dans l'Union europénne de 3 % du PIB, soit un an plus tôt que prévu par Paris.... "En 2010, le déficit devrait atteindre 8,5 %. En 2011, on passera de 8,5 % à 7 % puis à 6 % en 2012 et 5 % en 2013", a rappelé le ministre, estimant que l'effort était déjà "considérable". M. Woerth a également estimé qu'il y aurait "plus de croissance" à partir de 2011 ce que tout le monde souhaite quel que soit son camp. M. Fillon a affirmé, lundi, que la croissance économique de la France pourrait atteindre 1,5 % en 2010, soit le double de ce qu'a inscrit le gouvernement dans son projet de budget. "On a doublé nos espérances... de croissance... a souligné M. Woerth. On a prévu 2,5 % en 2011, c'est-à-dire une France qui repart plus vite." Le ministre a réitéré son refus de toute augmentation d'impôts pour résorber les déficits. Selon lui, ce n'est pas par l'augmentation d'impôts qu'on aura des recettes mais "par l'augmentation d'activité". Petite question à poser quel sera la répartition du résultat des efforts consentis par la collectivité si (et il faut le souhaiter au pays) l'activité repart mais aussi cette espérance intègre - t- elle l'évolution des taux qui se tendront du simple fait du financement nécessaire de la reprise de l'activité, 70 milliards d'intérêts de la dette en 2012.... le montant de notre endettement pour le fonctionnement (et non l'investissement) nous obligera incontournablement à revoir la répartition des contributions fiscales de tous quel que soit le grand argentier du moment. C'est la question de fond que la commission BUDGET / FINANCES / ECONOMIE aura à examiner à ARRAS afin que sa contribution détermine durablement l'orientation de notre offre de programme...


Merci de compter juste !

Posté par : vachette | 9 novembre 2009 23:08

Je vous donne un chiffre qui vous fera comprendre : aujourd’hui, la totalité de l’impôt sur le revenu payé par les Français couvre à peine les intérêts de la dette ! Dans 3 ans, il en couvrira la moitié ; il faudra deux fois plus que la totalité de l’impôt sur le revenu pour payer la totalité de la dette. Selon cette proposition, les intérêts de la dette ne peuvent être qu'au taux faramineux de 50% par an, merci de rectifier la proposition pour que l'on puisse s'y retrouver. Merci de donner les bons chiffres pour comprendre !


cette dette

Posté par : baudelere | 8 novembre 2009 20:30

Cette dette est des plus préoccupante. Ce n'est pas une solution de continuer ainsi, tôt ou tard elle destabilisera notre état, un effet domino qui partira d'en bas, elle a coupé la tête au Roi en 89, Le Sarkosisme s'en tirera, car il n'est pas Roi. Mais comment en est-on arrivé là, corps sans âme , Roi sans trône, sans coure que celle d'un soir où des hyènes rodées sans que celui-ci n'est compris ou senti cet odeur, et même si l'argent n'a pas d'odeur, elle a parfois des noms, nous parlions d'un pascal autrefois, n'est-il pas? Où sont les contrôles , l'épluchage des comptes des communes, en passant par les départements, les régions, puis l'état, où sont passés les controleurs à part Seguin, qu'on entend si peu et qui tire les sonnnettes ? Je veux bien croire que le vieillissement de la population, le trou de la sécu qui représente une semaine d'achat et de vente sur la Bourse de Paris, le chômage, la cmu, le rmi devenu rma et qui coutte plus cher....participent à l'usure de notre état, mais je suis comme Bayrou, je ne vois pas si en 2012 il advient qu'il accède à la tête, où se trouveront les marges de manoeuvre, franchement le Sarkosisme, à ce prix là devrait reprendre la main, il gérera la pauvreté de ses administrés entre 2012 et 2017, lui puis aussi tous ces députés, ces sénateurs qui ont cautionés sa venue au pouvoir en 200?. Bref, ça peut pas durer, et en plus "ils" lancent un emprunt, personne n'a vu le moindre argent, à part les resto de ses plans et même pas les resto du coeur où cet hiver la soupe sera froide faute d'argent, la pauvreté a trop augmentée sous le Sarkosisme pour que cette rupture ne soit sans retour, Sarkosy représente la fin d'une époque, c'est un dinausore qui s'ignorait. Franchement.....c'est pas bon du tout pour nous, je préfère perdre, et vive le Roi Sarkosy. Erreur historique. Vive nous(:


Déficits publics

Posté par : odronne | 7 novembre 2009 13:19

Monsieur le Président, partageant votre analyse sur la nuisance à tout terme d'un déficit budgetaire devenu normal depuis 1978, je voudrais attirer votre attention sur les déficits des collectivités locales. La prise de position du préfet de l'Essonne concernant les finances de la ville de Grigny (les habitants de cette ville vont voir leurs impôts locaux presque doublés-pour ceux qui en payent) rend urgent la prise de conscience que les dérapages budgétaires ne sont pas uniquement nationaux. Je viens d'arriver en région Pays de la Loire et je fais partie de la commision Finance et Gouvernance pour les élections régionales, le déficit budgétaire annuel de la région a rendu nécessaire un endettement bancaire de la région dont le cumul atteindra 1,2 Milliard d'Euro en 2009 pour un total des ressources (hors emprunt) de 785 Millions d'Euro. Il faut que nos concitoyens prennent conscience que les déficits permanents finiront par rendre toute politique de développement économique vaine (nous approchons du point de rupture, les intérêts de la dette nationale ne seront bientôt plus couverts par la fiscalité directe, il en va de même en région). Il me parait important de revenir aux fondamentaux, de faire disparaitrte les chargés de mission surpayés dont la mission reste à définir le plus souvent, les doublons, triplons et même parfois quadruplons des postes communs à tous les étages des administrations communales, cantonales, régionales et nationales. Vous auriez pu être au second tour de l'élection présidentielle et nous pourrions être la force d'alternance si nous nous concentrons sur ce qu'il y a à faire pour changer de politique économique, sociale, culturelle et éducative. Parfois une opposition trop systématique à un individu ou à un gouvernement perd de son éfficacité, l'alternative pourrait être une force de proposition, sans parti pris, sans référence à ce qui est fait, mais plutôt à ce qui devrait être fait. Je vous prie d'accepter mes excuses pour l'orthographe parfois approximative. Très cordialement. Olivier Dronne