23 juin 2010
François Bayrou a estimé ce mercredi que l'éviction de Stéphane Guillon et Didier Porte de France Inter était une atteinte à la liberté d'expression.
"C'est une décision qui porte atteinte à la nécessaire liberté d'expression", a-t-il déclaré, ajoutant que "la démocratie a besoin d'humoristes, même s'ils y vont parfois trop fort, même s'ils sont parfois acides, mêmes si c'est désagréable pour ceux qui sont l'objet de leurs sarcasmes".
"Elle a besoin de pensées non conformes et non conformistes, pour remettre les puissants ou les vedettes du moment devant des réalités qu'ils préfèrent ignorer", a encore ajouté François Bayrou. (Lire la suite)
"On voit là à quel point les médias ont besoin d'indépendance et à quel point la situation
devient intenable lorsqu'ils en sont privés, car toute décision prise par des responsables nommés
par le pouvoir est immédiatement soupçonnée", a-t-il affirmé. "Cette indépendance les protègera
aussi des forces économiques ou des groupes d'influence quels qu'ils soient".
"Rien ne sera plus urgent, lorsque le moment sera venu, que de proposer le retour d'un
service public indépendant dont on reconnaîtra enfin qu'il est le bien commun de tous les Français
et pas seulement celui du pouvoir en place", a conclu François Bayrou.
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injures et vomissures
Posté par : phiphilac | 4 juillet 2010 23:41Je pense, moi, Philippe Lacroix, encore adhérent MoDem 37, que la démocratie a besoin d' humoristes intelligents et non d' humoristes " faciles" !
Eviction Guillon & Porte
Posté par : Hermione | 27 juin 2010 07:33Devrait-on remonter le temps et interdir l'écoute de Desproge Coluche et même plus ancien du texte du "Lycée Papillon" en 1936 de Georgus ..
Les politiques ont toujours été la cible un peu caricaturable des humoristes. Le malheur pour eux, et le gouvernement le sait bien, c'est que souvent la marionnette, la caricature (comme sait si bien le faire Plantu par exemple) et les chroniques diverses, sont plus près du citoyens et même plus proches de nous que l'homme politique lui-même.
Il existe un lien entre la caricature et les périodes de crises. C'est sur "les ondes" maintenant mais c'était des pamplets autrefois en feuilles volantes ou en livres. Pour les caricatures, que dire de Louis Philippe figué sous forme de poire? C'était déjà un combat de propagande politiqaue. Un côté de ce que les politiques ne peuvent maitriser sauf en posant un interdit et on y est.
Alors devons-nous tous nous "casser.. pauvres..C." que nous sommes ? Car nous les lecteurs, les auditeurs... faisons que Guillon et Porte existent. Sans audiance, que seraient-ils ?De plus le buzz a bien marché et marchera sur les blogs et les sites;
un petit refrain du Lycée Papillon pour finir:
"Monsieur l'Inspecteur,
Moi je n'sais rien par cur.
Oui, je suis l'dernier, je pass' pour un cuistre
Mais j'm'en fous, je suis près du radiateur
Et puis comm' plus tard j'veux dev'nir ministre
Moins je s'rai calé, plus j'aurais d'valeur,"
Stephane Guillon
Posté par : champagne | 24 juin 2010 23:29A partir de ce jour, je n'écouterai plus France Inter, une radio qui raye la liberté d'expression et donc la démocratie de ses fondamentaux !
état (ETAT) de déliquescence
Posté par : misol | 24 juin 2010 15:07dans l'état où se trouve notre démocratie et notre liberté aujourd'hui, face à la montée en puissance des inégalités aussi, j'aimerais que le Modem et François Bayrou soient beaucoup moins modérés.. je sais.. nous sommes le centre, (pour moi non pas le centre mais des démocrates avant tout) mais c'est bien ce qui nous est reproché : notre modération et aussi notre ménagement mi chèvre mi chou, nous ne devons plus en être là. Il faut que nous nous positionnions clairement, et aussi fortement. Je remarque au passage que "l'affaire Bettencourt/UMP/Woerth"" ne donne pas lieu à beaucoup de réactions ..
@ libre : pas de lézard !
Posté par : citizenet | 24 juin 2010 15:01Stéphane Guillon a eu un public fidèle depuis Canal , dont moi, avec une liberté dexpression qui lui permettait systématiquement de canarder TOUS les invités sans exception, quoiquils fassent, cétait déjà pour ça quil était « bien » payé comme défouloir des TOUS POURRIS, où jai constaté également que le « trop extrême » tue le bon sens dun esprit critique qui doit être sans concession, certes, mais pas sans discernement.
Jai aimé aussi les « immodérés » Font et Val en leur temps, jai été abonné à Charlie avant Charlie Hebdo et connu des anars en mai 68 qui étaient prêts à faire des bombes (des vraies !), mais à part quelques rares purs et durs finalement aussi « bornés » que ceux quils battaient en brèche, les autres ont bien fini par aller « à la soupe », se modérant eux-mêmes en mettant un mouchoir sur leur sacro-sainte liberté dexpression, et en licenciant leurs successeurs