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22 novembre 2011

"Je defends un modèle où l'économique sert le social"

François Bayrou François Bayrou François Bayrou François Bayrou

François Bayrou s'est rendu à Salon-de-Provence, lundi 21 novembre, sur le thème de l'économie sociale et solidaire. Un déplacement qui s'est poursuivi à l'IEP d'Aix-en-Provence, pour un dialogue direct avec près d'un millier de citoyens.

C’est dans les Bouches-du-Rhône que le futur candidat à l’élection présidentielle a fait étape, lundi 21 novembre. Aux côtés de Jean-Luc Bennahmias, vice-président du Mouvement Démocrate et député européen, il s’est rendu à la rencontre des salariés et bénévoles de la fraternité salonaise.

Cette association de loi 1901 administre notamment une épicerie solidaire et un centre d’hébergement (CHRS). Elle accompagne dans leur réinsertion les citoyens les plus en difficulté, en situation "d’urgence sociale". "L'économie, qui est un souci pour tout le monde, doit être repensée. De nouvelles formes doivent être prises en compte. L'économie sociale et solidaire, créatrice, productive et vivante, mais qui n'a pas comme seul but le profit, doit se voir reconnaître toute sa place", a analysé le leader centriste, qui défend "un autre modèle économique pour la France".

"En 2007, j'avais axé une partie de mon programme sur la social-économie. Ne pas séparer le social de l'économique, c'est vital. Voir l'économique servir le social, c'est précieux", a-t-il rappelé à un journaliste de La Provence qui l’interrogeait.

Seconde étape de la journée : l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence. Comme à son habitude, François Bayrou avait donné rendez-vous aux habitants pour un dialogue direct de près de deux heures. Face à l’affluence record – plus de 1.000 personnes pour un amphithéâtre de 500 places – deux autres salles ont été ouvertes. De très nombreux étudiants avaient notamment fait le déplacement.

Pédagogue, le président du Mouvement Démocrate a expliqué la crise des dettes souveraines en revisitant Magritte. "Ceci n’est pas 10 euros", a-t-il pointé en sortant un billet de sa poche. "Chacun se dit, ‘avec ça, je peux acheter six litres d’essence, dix baguettes de pain, six tickets de métro à l’unité ou cinq kilos de pommes’. Mais, en réalité, ce n’est qu’un bout de papier", a-t-il souligné. "Ceci n’est 10 euros que parce que nous croyons que c’est 10 euros. La monnaie, c’est uniquement de la confiance. A partir du moment où les dirigeants européens ont accepté l'idée qu'un pays de la zone euro pouvait ne pas rembourser ses dettes, cette confiance a disparu", a-t-il alors déploré.

Pour lui, la responsabilité de la crise de la dette incombe aux gouvernants. "Ce n'est pas la faute des marchés si un certain nombre de pays européens ont emprunté tellement qu'ils ne sont plus capables de rembourser. La situation de surendettement, ce n'est pas la faute des banques. Ce sont les Etats qui en sont à l’origine", a-t-il analysé devant des participants très attentifs.

"Tant qu'on entretiendra l'idée que c'est la faute des marchés, du capitalisme, des banques – elles avaient une part de responsabilité en 2008, aujourd'hui ce n'est pas leur crise –, tant qu'on entretiendra l'idée que c'est la faute des autres, on ne sera pas en mesure de relever les défis de notre crise à nous, de notre temps", a-t-il prévenu, avant de détailler les grandes lignes de son projet présidentiel, et tout particulièrement "la nécessité de se remettre à produire en France" pour résorber le déficit du commerce extérieur.


Les derniers commentaires ... Tous les commentaires

d'autres voix sur l'économie

Posté par : nightwings | 28 novembre 2011 06:49

je vous conseille de lire et vous inspirer de voix qui sortent des dogmes que l'on nous sert par les canaux médiatiques et qui nous ont toujours envoyés droit dans le mur que nous voyons approcher chaque jour :- http://www.les-crises.fr/certes on ne peut être d'accord avec tous mais ce site propose de faire appel au bon sens plutôt qu'à des dogmes contraires à l'intérêt général.


Croyez-vous que vous aillez encore les "clefs" de la Maison France?

Posté par : yan2a | 23 novembre 2011 23:38

Un conseil, quittez l'Europe,et vite! http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/qui-gouverne-la-france


à phiphilac

Posté par : gilco2 | 23 novembre 2011 11:16

Que dire ? Aujourd'hui comme demain, tout le monde sait à postériori ! Dans ces conditions, à quoi cela sert il de voir clair, d'anticiper, de proposer des solutions clairvoyantes ??? Hélas, j'en sais quelque chose : pas à grand chose !!!!!


Pertinent ! Reste à bien comprendre et à dire

Posté par : phiphilac | 22 novembre 2011 17:20

Excellent La monnaie n' est qu' un moyen d' échange pour faciliter le troc ( les échanges ). Peut-elle et doit-elle se capitaliser à outrance ? Ou est-ce la même monnaie qui doit servir aux échanges et la capitalisation? Le volume de moyens d' échanges ( monnaie ) circulant ne doit- il pas être proportionné aux nombres d' utilisateurs de la dite monnaie. Qu' en est-il à l' arrivée de la monnaie scripturale éditée par les banques lors des prêts, lors-qu' ils sont remboursés?Vous êtes en plein dans le sujet. Tous le monde est à côté du fond du sujet depuis des années.Les économistes, les journalistes, enfumés. Tout le monde avait vu venir la crise ! A posteriori, oui. A priori, certains, certainement.Après,il faut les épaules et le gilet pare- balle pour gérer.



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