Je suis très frappé par le Congrès fondateur que nous avons eu et je suis très frappé par le changement que nous assumons ensemble.
Il y a longtemps que je voulais et que je rêvais d'un changement profond dans la désignation de cette famille politique qui, jusqu'à maintenant, était uniquement qualifiée de centre ou de centriste. J'ai toujours trouvé que centriste, cela rimait avec triste et j'ai toujours préféré dire centrale, mais il me semblait depuis longtemps que l'enjeu c'était que l'on ne nous désigne plus par une définition géographique, par référence à la droite et à la gauche, mais que l'on nous désigne par notre identité.
Mes chers amis, merci.
Bien sûr, mes premiers mots seront pour vous dire merci de la très grande confiance que vous
me manifestez, et à me souvenir des étapes de cette histoire d'amitié et de confiance. J'ai
évidemment la gorge un peu serrée.
Je n'ai pas oublié ce que nous avons fait ensemble ces derniers mois, ces dernières années.
Je n'ai pas oublié combien fut rude la route, combien elle l'est encore, combien d'embûches et
d'embuscades cette route a rencontrées et, je n'en doute pas rencontrera.
C'est au nom des embûches, des embuscades, que l'on mesure combien on dérange, c'est-à-dire
combien on est en train de changer les choses dans son pays.
Regardez l'adversité, demandez-vous pourquoi elle se réunit et vous saurez alors quelle est
l'importance du chemin que nous avons entrepris de faire et de l'enjeu qu'il y a derrière cette
marche que nous avons commencée. (Applaudissements...)
Comme vous le savez, nos statuts prévoient que le Bureau exécutif, le gouvernement du
mouvement qui m'entoure, doit être désigné lors du premier Bureau politique.
Je présenterai notre équipe devant le Bureau politique, mais je veux vous présenter un bureau
exécutif provisoire qui, jusqu'au mois de janvier, sera chargé de m'entourer.
Je vais vous lire leur nom et je vais vous demander de les applaudir.
Seront membres du Bureau exécutif provisoire : Abdelatif ALI, Député de Mayotte, Philippe
ARNAUD, Sénateur de Charente, Jean ARTHUIS, Sénateur de la Mayenne et Président de la Commission
des finances du Sénat…(voire liste sur le site)
Je vais adjoindre à ce Bureau exécutif, à la fois pour qu'ils animent le parti et pour qu'ils
y siègent, une équipe de délégués nationaux jeunes dans laquelle je nommerai et je l'enrichirai par
la suite (voir liste sur le site).
Je pense, en effet, qu'il est nécessaire… Cette équipe sera enrichie d'autres que je
nommerai dès le courant de la semaine prochaine, car j'ai besoin de faire en sorte qu'une
génération nouvelle monte aux responsabilités, que cette génération nouvelle...
(Applaudissements...) ...s'occupe, cela a été demandé à plusieurs reprises, de l'animation de nos
organisations....
J'ai besoin qu'une génération nouvelle monte, j'ai besoin que nous animions effectivement et
de près la vie de nos mouvements départementaux. J'ai besoin que des visages nouveaux apparaissent,
des sensibilités nouvelles et des expériences nouvelles et c'est ce renouvellement du mouvement que
nous assumerons ensemble.
Voilà l'équipe provisoire qui, pendant le mois de décembre et avant la réunion en janvier de
notre premier Bureau national, m'accompagnera, si vous me donnez votre confiance, car, comme c'est
un congrès fondateur, il est extraordinaire, et je vais vous demander votre confiance sur l'équipe
et les principes que je viens d'énoncer devant vous.
Qui est d'accord pour que cette équipe soit autour de moi de manière provisoire pendant le
mois de décembre ? Adopté à la presque unanimité.
Henri CATHERIN s'apprêtait à soulever son carton. Je lui promets qu'il y aura des seniors
dans le mouvement.
Nous sommes les démocrates
Je suis très frappé par le Congrès fondateur que nous avons eu et je suis très frappé par le
changement que nous assumons ensemble.
Il y a longtemps que je voulais et que je rêvais d'un changement profond dans la désignation
de cette famille politique qui, jusqu'à maintenant, était uniquement qualifiée de centre ou de
centriste. J'ai toujours trouvé que centriste, cela rimait avec triste et j'ai toujours préféré
dire centrale, mais il me semblait depuis longtemps que l'enjeu c'était que l'on ne nous désigne
plus par une définition géographique, par référence à la droite et à la gauche, mais que l'on nous
désigne par notre identité.
Alors, démocrates, je vous salue, citoyens démocrates, je vous salue !....
(Applaudissements...)
J'ai été très frappé, pendant le congrès, de la remarquable qualité des interventions de la
part de ceux qui formaient le congrès, de la part des adhérents, de la part des militants.
J'ai trouvé que, de manière absolument ouverte, sans qu'il n'y ait aucun filtre d'aucune
sorte, sans qu'il n'y ait aucun choix arbitraire d'aucune sorte, tout le monde ayant pu s'exprimer,
quelquefois dans la vivacité –et moi-même cela m'arrive d'avoir de la vivacité. Alors que
ceux qui sont parfois l'objet de ces « coups de chaud » comprennent que c'est la chaleur du
congrès. Mais j'ai été extraordinairement frappé de la qualité de pensée, d'expression, par la
distinction et par la qualité d'expérience de vous tous qui vous êtes exprimés, de votre sagesse et
de votre équilibre et c'est une première réponse à tous ceux qui disaient « mais comment peut-on
faire vivre ensemble des personnes qui viennent d'horizons différents ? »
Car le moment est venu d'oublier les fractures, les étiquettes du passé, tout ce qui a
empêché dans ce pays, au fond, l'immense majorité qui la forme et sur laquelle ce pays est assis,
qui l'a empêché d'exister et de se faire entendre de manière à conduire, comme elle aurait dû le
faire, les affaires de la France.
Je suis frappé depuis longtemps car quelque chose que j'ai entendu exprimer ce matin à la
radio dans une interview par les adhérents de Nantes qui disaient « chez nous, il y a d'anciens
RPR, d'anciens socialistes, d'anciens verts et beaucoup de personnes qui venaient de nulle part, à
côté des militants centristes traditionnels. Nous n'avons aucune difficulté à vivre ensemble et
nous croyons les mêmes choses ».
Il faut que nous y réfléchissions car cela ne doit plus être présenté comme un miracle, ou
comme une exception, mais comme un signe des temps : les clivages, les partages, les frontières et
les fractures d'autrefois sont en train de s'effacer et de disparaître au profit de nouveaux
clivages, de nouvelles fractures et de nouveaux projets et il se trouve que nous sommes rassemblés
autour de ce projet démocrate.
C'est cela qui nous soude, c'est cela le ciment et c'est pour cela que nous irons loin et que
la France va nous rencontrer. (Applaudissements...)
C'est pourquoi je dis : soyons fiers de notre nom. Il y avait, jusqu'à maintenant, les
socialistes, les communistes, les gaullistes, il y a les démocrates.
Démocrate, cela veut dire deux choses : cela veut dire citoyen de plein exercice, et cela
veut dire porteur d'un projet de société qui est probablement le plus avancé et que l'on doit
définir pour le XXIème siècle !.... (Applaudissements...)
Ce nom de démocrate, c'est de par le monde -on a parlé tout à l'heure d'élections qui ont
lieu aujourd'hui dans l'immense espace russe, on a parlé de combats qui sont en train d'être menés
dans l'espace qui fut celui de l'Union soviétique autrefois, nous avons souvenir de ce qui s'est
passé en Ukraine, nous avions choisi la couleur orange bien avant que n'arrive la révolution orange
en Ukraine, mais cela a été pour nous un combat que nous avons partagé, …partout dans le
monde, ceux qui refusent les dictatures. Partout dans le monde, ils s'appellent démocrates.
Nous sommes un mouvement de résistance, de résistance internationale... (Applaudissements...)
de résistance -naturellement ce n'est pas le cas de notre pays- à ceux qui confisquent le pouvoir
et l'exercent de manière arbitraire, mais plus encore nous sommes un mouvement de résistance à
l'ordre mondial, lorsque celui-ci est injuste.
Nous sommes un mouvement de résistance aux modèles qui essaient de s'emparer aujourd'hui de
la mondialisation.
Je voudrais vous lire quelques lignes de quelqu'un à qui il faut que nous adressions, en ce
moment, notre pensée, notre chaleureux soutien, je voudrais vous lire quelques lignes de Aung San
Suu Kyi qui mène, à la tête du Mouvement Démocrate birman, le combat que vous savez contre la
dictature. (Applaudissements...)
Je vous demande d'avoir présent à l'esprit ce double sens du mot démocrate : revendication de
la liberté et de la responsabilité du citoyen et porteur d'un projet de société qui ne s'accommode
pas d'un modèle qui ferait disparaître un certain nombre de valeurs au profit des valeurs
matérielles.
Je veux vous lire ces lignes de Aung San Suu Kyi. Elles commencent par citer PÉROU* qui dit :
« Le développement personnel, la liberté des personnes épanouies dans les valeurs auxquelles elles
adhèrent et qu'elles vivent en actes est l'un des ressorts les plus puissants du développement sous
toutes ses formes ».
Aung San Suu Kyi poursuit en disant : « Alors que le concept de développement humain commence
à occuper une place fondamentale dans la pensée des économistes et responsables internationaux,
l'Économie de Marché dont les majuscules rayonnent d'une aura que l'on voudrait quasi mystique,
fait de plus en plus figure, aux yeux de nombreux gouvernements, de voix rapide et infaillible vers
la prospérité matérielle. Selon eux, tous les problèmes auxquels sont confrontés leurs pays
pourraient être résolus grâce à des mesures économiques.
L'économie fait figure de deus ex machina, la clef la plus importante pour ouvrir les
serrures de toutes les portes de la nouvelle Asie -c'est Aung San Suu Kyi qui parle- dont nous
rêvons. Dès lors que l'on voit dans l'économie la clef la plus importante pour ouvrir les serrures
de toutes les portes, on en vient tout naturellement à juger la valeur d'un homme principalement,
sinon exclusivement, à l'aune de son efficacité en tant qu'instrument économique. Cela ne concorde
pas avec une vision du monde où les institutions économiques, politiques et sociales ont pour but
de servir l'homme et non l'inverse, où la culture et le développement fusionnent pour créer un
environnement dans lequel le potentiel humain peut se réaliser pleinement ».
Voilà ce que dit Aung San Suu Kyi.
Eh bien, démocratie, cela veut donc dire deux choses : nous n'oublierons pas, en tant que
démocrates, dans la vie politique française que cela veut dire, bien entendu, non à l'absolutisme,
séparation des pouvoirs, indépendance de la presse -j'en dirai tout à l'heure un mot- État
impartial et vérité dites aux citoyens.
Cela veut dire une deuxième chose : un autre projet de développement pour la planète, un
projet de développement humain, un projet qui ne s'arrête pas à la croissance économique, mais qui
recherche la croissance humaine, qui suppose que l'économie est bien administrée et libérée quand
il le faut, mais que l'économie doit servir l'homme et non pas l'inverse.
(Applaudissements...)
Le but du Mouvement Démocrate est donc de proposer à la France un nouveau projet de société
et de rechercher les conditions de l'alternative politique qui rendra possible la réalisation de ce
projet.
Les démocrates en France, les démocrates en Europe, je pense à nos amis et camarades
italiens, à nos amis et camarades britanniques, aux huit ou dix partis européens qui ont formé avec
nous le parti démocrate européen. Et quand nous l'avons fondé, nous avions naturellement à l'esprit
avec Romano Prodi et Francesco Rutelli que le Parti Démocrate Européen était la matrice des partis
démocrates que nous devions fonder dans chacun de nos pays en Europe, comme en Espagne, en Italie
et en Grande-Bretagne.
Partout, va se mettre en place cette double revendication : le progrès, c'est la
responsabilité du citoyen, et le progrès c'est un projet de société de développement humain.
(Applaudissements...)
Conscience et responsabilité…
Je voudrais, en quelques mots, traiter de ces deux chapitres à l'aune des enjeux qui sont
devant nous en France, que vous allez devoir porter en développant ce mouvement.
Premièrement, la revendication d'un citoyen responsable. Bien entendu, et nous sommes en
train de le vivre en France, il y a plusieurs conceptions de la République. Il y a ceux qui pensent
que la République s'accommode de l'extrême centralisation des pouvoirs dans un certain nombre de
domaines de la confiscation des pouvoirs, et ceux qui pensent qu'au contraire la République c'est
l'équilibre des pouvoirs, la séparation des pouvoirs et l'indépendance réciproque des pouvoirs
politiques, économiques et médiatiques.
Je voudrais revenir sur ce sujet, car vous savez tous, nous savons tous qu'il y a aujourd'hui
une entreprise de contrôle d'un grand ensemble de médias par les amis du pouvoir dans notre pays,
une entreprise qui fait que naturellement grâce à l'arme économique et grâce à la puissance d'un
certain nombre de groupes, il se trouve que l'amitié, la proximité avec le Président de la
République ont désormais étendu un réseau puissant sur les médias français.
Chaque jour, on voit de nouveaux pas dans cette prise de contrôle d'un grand ensemble de
médias.
Je veux vous dire clairement que, pour nous, démocrates, ni la démocratie ni la République ne
peuvent s'accommoder de ce que les médias soient sous le contrôle d'un réseau de proximité avec le
Président de la République, quels que soient les moyens financiers dont ce réseau dispose.
(Applaudissements...)
Face à cette tentative de contrôle, il faut que nous aidions, par tous les moyens
disponibles, et tous les dialogues avec eux seront bienvenus, il faut que nous aidions les
journalistes à conquérir et à sauvegarder leur indépendance. (Applaudissements...)
Nous nous servirons de toutes les tribunes possibles pour le faire et, notamment, de toute
discussion qui viendra en matière institutionnelle pour déposer, sur ce sujet central, les
amendements et les textes qui garantiront, d'abord, une séparation stricte entre les uns et les
autres et, ensuite, une protection, s'il en était besoin, à l'égard de ceux qui étant possesseurs
des médias, voudraient éventuellement influencer et orienter certaines personnes de force ou de
gré, et le gré n'est pas moins dangereux que la force, de force ou de gré, et faire que la
présentation des choses puisse être plus favorable au pouvoir que le pluralisme et l'objectivité
médiatique ne le voudrait.
En tout cas, ce serait, pour la France, une extraordinaire régression que cette exigence
d'indépendance des médias ne soit pas défendue dans le champ politique français et, même si nous
sommes seuls, nous la défendrons. (Applaudissements...)
De la même manière, la France a droit à ce que lui soient données, en tout cas, proposées,
j'espère un jour garanties, des institutions plus équilibrées qu'elle ne les a aujourd'hui.
J'ai dit hier à quel point j'avais mis de l'espoir dans le « comité Balladur » qui était
normalement destiné, selon la lettre de mission qui était la sienne, à répondre à un certain nombre
d'exigences. Premièrement, mettre en conformité le texte avec la réalité. Lorsque le Président de
la République est élu au suffrage universel, il est naturel qu'il ait un rôle d'inspirateur de
l'action nationale et, le gouvernement, il est naturel qu'il ait un rôle de mise en oeuvre.
On a renoncé à cette clarification, de sorte que nous aurons un jour de nouveau des questions
qui se poseront à partir de ce fait désormais institutionnel qui est et demeurera inscrit dans
notre Constitution, le fait que c'est le gouvernement qui détermine et conduit la politique de la
nation.
On ne changera rien, et dans ce refus du changement, il y a le risque d'un certain nombre
d'affrontements et de crises que je vous mets en mémoire pour le jour inéluctable où elles
viendront.
Notre idée était que d'une manière ou d'une autre, il était assez normal que le Président de
la République se voit reconnaître les prérogatives qu'il exerce au-delà de l'imaginable, à savoir
de déterminer les grands axes de la politique de la nation et, pour le gouvernement, la
responsabilité de les mettre en œuvre ; que ce gouvernement responsable devant l'Assemblée
nationale pouvait ainsi recevoir de plein fouet le jugement de l'opinion par députés interposés
lorsqu'une crise ou une autre s'ouvrirait.
Sur ce point, je le dis, je regrette que la « commission Balladur » n'ait pas répondu aux
demandes qui lui étaient adressées. Ce ne sera pas un élément de clarté. Ce sera un élément
de crise éventuelle.
Deuxièmement, et encore plus grave, et je croyais que la lettre de Nicolas Sarkozy, de
mission à la « commission Balladur » le disait, entre les lignes, en tout cas, tout le monde en
France sait où est le mal de nos institutions. Tout le monde sait où est le virus qui fait que la
France n'a pas droit à la démocratie que tous les autres pays européens ont obtenu et exercent de
plein exercice. Tout le monde sait d'où cela vint.
Cela vient d'une seule chose, c'est que la représentation du peuple, par députés interposés,
que cette représentation du peuple n'est pas fidèle au pluralisme de la nation, premièrement, et
car elle n'est pas fidèle au pluralisme de la nation, qu'elle devient dépendante de l'exécutif.
Lorsque vous avez un parlement qui n'est pas autonome, qui ne trouve pas ses racines dans la
représentation exacte du peuple dont il est chargé d'être le porte-parole, lorsque ce parlement
n'est pas autonome et qu'il dépend de l'exécutif, la fonction de liberté du législateur, la
fonction de contrôle et la fonction d'organisateur objectif et libre du débat public, aucune de ces
trois fonctions ne peut être remplie.
Le mal français est que la représentation parlementaire dépend de l'exécutif, du Président de
la République et du gouvernement et pas de la confiance et du pluralisme du peuple.
(Applaudissements...)
Tant que vous n'aurez pas construit cette autonomie, cette liberté de parole, cette liberté
de pensée de la représentation nationale par rapport à l'exécutif, vous aurez le déséquilibre,
hélas, dans lequel nous sommes enfermés depuis des décennies.
Le refus ou le presque refus, j'espère que le presque l'emportera sur le refus, le refus ou
le presque refus de la « commission Balladur » de donner au pays une loi électorale plus juste -car
je n'accepte pas l'idée que 20 sièges, c'est-à-dire 3 ou 4 % de l'Assemblée nationale soit une loi
électorale plus juste ! J'appelle cela un pourboire, un backchich ou de la charité publique et le
citoyen ne relève ni du pourboire ni du bakchich ni de la solidarité publique.
Vous savez bien la situation dans laquelle nous sommes et que je rappelais hier. Un sondage
récent est paru il y a deux ou trois semaines posant la question : quel serait votre vote
aujourd'hui au premier tour de l'élection présidentielle. Les sondages donnaient 34 % à Nicolas
Sarkozy. Sa présence sur les médias suffit naturellement à expliquer et, après tout, il l'a gagnée,
cette hyper présence, le petit pas en avant que ce sondage notait. Il a 340 députés à l'Assemblée
nationale. 34 %, 340 députés, cela tombe bien. Ségolène Royal était notée à 22 %. Il y a 220
députés de gauche à l'Assemblée nationale. Cela tombe bien.
Nous, nous étions dans ce sondage à 17 % et nous avons 3 députés -les trois à la tribune- à
l'Assemblée nationale ! Où est la justice ? Où est le respect du peuple ?
(Applaudissements...) Où est la prise en compte du pluralisme ?
J'ai eu l'occasion de dire, devant la « commission Balladur », à un de ses membres, membre de
l'UMP, qui disait : Mais, bon, les citoyens ont choisi. Je lui ai répondu : nous ne sommes pas
moins citoyens que vous parce que nous sommes un peu moins nombreux que vous dans le pays. Ce n'est
pas le nombre qui fait le citoyen. La démocratie, ce n'est pas la dictature de la majorité, c'est
la protection des minorités, le droit d'expression de toute minorité à l'Assemblée nationale, dès
l'instant que ces minorités sont provisoires.... (standing ovation...) …la dictature de la
majorité, c'est naturellement une fausse représentation de ce que la démocratie doit être. Et je le
répète, pardonnez-moi de le dire, je l'ai dit hier pour nos statuts : la République organise le
double principe qui est celui de fonctionnement des sociétés démocratiques, des gouvernements, de
la prise de décision, principe de cohérence à l'intérieur de l'exécutif, principe de représentation
dans l'assemblée qui doit contrôler et exprimer le sentiment du peuple en face des décisions de
l'exécutif.
C'est la raison pour laquelle, tant qu'il n'y aura pas cette loi électorale juste, tout
"ripolinage" des institutions sera vain.
Le Général de Gaulle, sur les institutions de la IVème République avait un jugement très
sévère. Vous savez qu'en 1951 il avait fait élire 120 députés de son étiquette à l'Assemblée
nationale et, pendant l'été 52, il a dû constater qu'ils étaient tous passés de l'autre côté. Il se
trouve que c'était le Général de Gaulle, le libérateur de la patrie, l'homme qui avait réinstauré
la République en France et vous voyez le gouffre historique qui sépare l'expérience tellement
lourde et significative du Général de Gaulle par rapport aux pauvres histoires que nous sommes en
train de vivre. Enfin, vous vous rendez bien compte que, lorsque le Général de Gaulle indiquait à
ses amis : « vous pouvez passer du côté du pouvoir, aussi nombreux que vous soyez, eh bien, vous
découvrirez qu'avec de mauvaises institutions il est impossible de mener une bonne politique ».
Ce que le Général de Gaulle disait, au début des années 50, je le trouve absolument
d'actualité aujourd'hui. Tant que vous aurez la concentration du pouvoir, l'effacement du
parlement, l'hyper personnalisation qui fait que, dans notre pays, il n'y a même plus de
gouvernement, qu'il a été effacé, qu'il a disparu de l'écran au profit de la seule fonction
présidentielle, tant que vous aurez cela, soyez assurés que les choix du pays seront, d'une manière
ou d'une autre détournés, qu'ils conduiront, d'une manière ou d'une autre, à l'erreur et que l'on
vérifiera chaque fois que les promesses et les réalités ont vu se creuser entre elles un gouffre
tel qu'il n'y a que la désillusion qui soit au bout du chemin.
Je suis persuadé que nous avons besoin de reprendre des institutions saines pour que la
démocratie s'exerce à nouveau et que la République soit enfin équilibrée. Si le citoyen n'est pas
responsable, si le citoyen ne peut pas contrôler la vérité de ce qu'on lui dit, alors il est
incapable de conduire les réformes, les changements, les adaptations qui s'imposent dans son pays.
Cela nous conduit à une deuxième question, à un deuxième chapitre de notre message. Le
premier était le citoyen responsable.
Si vous ne lui donnez pas les éléments du choix, le progrès de la société devient impossible,
car tout le monde à ce moment-là s'accroche à ses "acquis" comme on dit. Le conservatisme est une
force extrêmement puissante dans les sociétés humaines. C'est d'ailleurs, à bien des égards, une
force bénéfique.
Je ne suis pas de ceux qui pensent qu'il suffit de faire table rase de tout. Je pense que le
conservatisme est une force de défense, de protection des sociétés humaines, et je n'en fais pas
une caricature mais, si vous n'informez pas les citoyens sur les raisons qui doivent les conduire à
changer, pourquoi voulez-vous qu'ils acceptent le changement ?
Je dis que si la vérité avait été dite à ce peuple, jamais il n'aurait accepté que l'on
accumule sur ses épaules une dette de 1 200 milliards d’euros qu'il va devoir assumer, jour
après jour et faire assumer, hélas, par ses enfants !.... (Applaudissements...) Les plus jeunes des
Français devraient faire un procès en irresponsabilité aux générations politiques qui ont accepté,
dans un silence complaisant, que cette accumulation de dette soit ainsi amassée sur leurs épaules.
Il y a de la non-assistance à génération en danger dans les choix qui ont été effectuées.
(Applaudissements...)
Le droit à la vérité, c'est le droit au mouvement pour une société et, si vous lui dissimulez
la vérité, au bout du compte, vous aurez le blocage. Je suis persuadé que c'est une des fonctions
principales des institutions démocratiques que de garantir au citoyen qu'on va lui dire la vérité
sur sa situation et l'informer des choix disponibles. On va le considérer comme responsable et,
dans ce cas, il acceptera les choix. Si on ne lui donne pas cette garantie et qu'on ne l'informe
pas sur les choix, il les refusera.
Je suis pour la responsabilité, car la responsabilité, c'est le mouvement.
Je traite rapidement, après le citoyen responsable, du deuxième chapitre, du deuxième message
qui sera celui, forcément, de tous les démocrates en France. Je le dis seulement en quelques
lignes, car c'est un sujet qui nous occupera pendant des mois, il faut que nous réfléchissions à la
nouvelle définition de l'État.
Aux racines du mal français
Vous vous souvenez peut-être qu'il y a un peu plus d'un an, 13 ou 14 mois, nous avions tenu
un colloque ensemble qui s’intitulait « Aux racines du mal français ».
Eh bien, aux racines du mal français, il y a une idée fausse de l'État.
Aux racines du mal français, il y a que l'État peut s'occuper de tout et que, chaque fois que
l'on a un problème, dans la société française, y compris les chiens dangereux, on se tourne vers
l'État en disant : Monsieur État ou Madame qui servez l'État, s'il vous plait, veuillez résoudre ce
problème à notre place.
La France souffre d'une idée fausse de l'État et il faut que nous nous souvenions de ce qui a
été depuis longtemps défini par des esprits, de grands esprits de tout premier plan : chaque fois
que vous vous en remettez à un État tout-puissant, au bout du compte, vous finissez avec un État
impuissant.
Eh bien, c'est la situation de notre pays (applaudissements...). C'est la situation de notre
pays, car il est impossible qu'il y ait quelque part quelqu'un d'assez intelligent, d'assez
informé, d'assez capable pour décider de tout sujet à la place de 65 millions de citoyens. C'est
absolument impossible. (Applaudissements...)
Quand bien même il existerait quelqu'un qui ait toutes ces vertus, et je crois que cela
n'existe pas, il est impossible que les décisions ainsi concentrées puissent répondre de tous les
besoins d'invention, d'adaptation, de situations nouvelles que nous avons à assumer. C'est
impossible et c'est un drame pour la France, qu'à chaque élection les candidats se présentent en
laissant croire aux citoyens qu'ils ont, dans la poche, une baguette magique qui va leur permettre
de répondre à toutes les questions.
L'État ne peut pas se présenter comme celui qui va tout résoudre et s'il le fait, il ment, et
au bout du chemin il y a des désillusions qui vont ébranler un peu plus la société française.
Nous croyons à une autre définition de l'État. L'État partenaire, l'État qui dialogue avec la
société, avec les personnes du terrain. C'est le seul moyen pour résoudre les problèmes si graves
que nous portons. Par exemple, celui qui croit que le problème des banlieues sera résolu par
l'invocation du douzième ou treizième plan Marshall que l'on nous promet pour le mois de janvier,
alors que nous l'avons entendu à peu près tous les ans, depuis dix ou quinze ans, celui-là sera
inéluctablement au bout du compte un déçu.
C'est impossible. Vous savez bien que l'État n'en a pas les moyens. Il y a des moments où il
est juste qu'il mette des moyens à disposition d'un grand effort national.
J'ai approuvé l'idée que Nicolas Sarkozy a émise selon laquelle la vente de 3 % d'une grande
entreprise publique allait permettre un plan spécial pour les universités. Je trouve que c'est
juste et qu'il n'y a aucune raison de le critiquer, mais l'idée que l'État a quelque part les
moyens de tout résoudre pour un problème aussi grave, lourd, sociologique, la conséquence aussi
lointaine d'une cascade d'accumulation de mauvaises décisions, cette idée est un leurre et au bout
du compte, ceux qui la croient seront abusés.
Je vous rappelle simplement les émeutes de 2005. Vous souvenez-vous du drame que l'on a vécu,
de l'inquiétude des Français, du regard absolument rempli d'incrédulité de tous les pays et de tous
les médias des pays étrangers qui venaient voir la France en proie aux émeutes.
On a annoncé une action de grande ampleur. Qu'est-ce qui a changé sur le terrain ? Je ne veux
pas dire "rien", mais je dis "pas grand-chose" et je dis une très grande déception.
Tant que vous n'aurez pas l'idée que c'est sur le terrain que cela se joue avec les habitants
eux-mêmes, avec des conseils de quartier, avec leur autorité, avec des associations, avec tous ceux
de terrain qu'il faut aider, vous vous tromperez sur le drame et sur la résolution du drame que
nous vivons dans les banlieues.
C'est une révolte des injustices qu'il faut soigner sur le terrain et l'État lointain est
absolument incapable de le faire.
Notre projet est celui du développement humain et de la croissance durable
Le troisième chapitre est celui que j'ai évoqué en commençant : nous avons un projet de
société du développement humain et de la croissance durable. J'insiste beaucoup, je reprends
l'expression si souvent abordée pendant ce congrès : non seulement nous acceptons, mais nous
revendiquons l'idée de durabilité.
Durable, la protection du patrimoine, du patrimoine climatique, du patrimoine biologique,
dont nous avons la charge, au nom des générations qui viennent.
Durable, la question de la dette.
Durable, la question des retraites.
Ne nous racontons pas d'histoires. On vend aujourd'hui aux citoyens, aux travailleurs, de
faux droits. Tout le monde sait que les assurances que l'on donne pour l'avenir... J'ai le souvenir
précis de Nicolas Sarkozy, pendant le débat avec Ségolène Royal entre les deux tours, qui lui a dit
: « Madame, vos critiques sont injustifiées, car les retraites sont financées jusqu'en 2020 ».
Tout le monde sait qu'elles ne sont pas financées jusqu'en 2020, qu'elles ne sont pas
financées pour 2015 ou 2010. Nous aurons à avoir dès le printemps 2008 un rendez-vous qui devrait
être un rendez-vous de lucidité dans lequel nous devrons mettre sur la table -je l'ai dit dès le
moment des régimes spéciaux- les impératifs d'équilibre des régimes de retraite, qui devrait
permettre à chacun d'y voir clair sur sa situation ultérieure, de décider lui-même de l'âge de sa
retraite en tenant compte des années qu'il a passées au travail et de la pénibilité du travail
qu'il a accompli.
Je suis prêt d'ailleurs à ce que l'on prenne en compte aussi le fait qu'un certain nombre de
ces salariés avaient leur régime de retraite inscrit dans leur contrat de travail et je considère
que ce n'est pas à écarter et à effacer d'un revers de main.
Nous n'en sortirons qu'avec un régime de retraite de points et de droits réels, qui devrait
être équilibré et remis entre les mains des partenaires sociaux, une fois pour toutes.
J'ai défendu cela pendant la campagne présidentielle. J'ai été très heureux qu'un grand
économiste, un jeune économiste comme Thomas Piketty reprenne cette idée ou l'illustre dans le
journal Libération récemment. Si vous trouvez cette tribune, lisez-la, car elle est absolument
éclairante du système de durabilité.
Nous voulons un système de retraite en équilibre durable et le souci du durable devrait être
au coeur de la réflexion politique dans notre pays.
Je m'empresse de dire, Corinne Lepage et Jean-Luc Benhamias, en vous regardant, que c'était
ainsi que j'avais compris l'idée du n°2 du gouvernement en charge du développement durable, de la
protection du patrimoine, capable de se mêler de toutes les politiques publiques dans notre pays,
et pas seulement enfermé dans le seul cercle de l'écologie. Car vous aurez beau avoir des Grenelles
de l'environnement, plutôt bien réussis, la réalité ne changera pas, comme on est en train de
commencer à le voir.
Ce n'est pas parce qu’on on se met d'accord sur des vœux que l'on se met d'accord
sur des réalités ; et je pense que l'idée que Nicolas Hulot, en particulier, avait défendue était
une idée plus juste que l'idée dans laquelle on a enfermé aujourd'hui cette fonction ministérielle.
Durable, l'idée que l'évolution d'une société ne peut être marquée que par la justice. Je
n'aime pas, au fond, l'inspiration des « deux poids, deux mesures » dans laquelle, depuis plusieurs
mois maintenant, est enfermée l'inspiration gouvernementale.
Je vous l'ai dit hier, je n'ai pas aimé que le même jour, on supprime l'impôt de bourse, 280
millions rendus au monde financier et boursier et que, le même jour, on décide que 780 000 foyers
de personnes âgées et modestes devront acquitter la redevance télévisuelle. 280 millions d'un côté,
80 millions de l'autre ! 116 € pour les retraités modestes, c'est beaucoup d'argent et je
pense que l'on aurait pu trouver un équilibre entre les deux. Puisque l'on supprimait 280 millions,
on pouvait équilibrer les 80 millions de la redevance.
Il y a là quelque chose qui ne me paraît pas juste, et c'est pour cela que les réformes
seront rejetées au lieu d'être acceptés. C'est un système de valeurs.
Je vais dire autre chose, car cela viendra dans le débat très vite et probablement je ne
serai pas d'accord avec beaucoup d'entre vous, mais je ne suis pas d'accord avec la décision qui
sera bientôt prise de libéraliser à tout va le travail du dimanche (Applaudissements…). Je
sais que cela plaît à beaucoup de personnes... Mais, si en prenant des décisions politiques, nous
pensons au système de valeurs qui doit les inspirer, alors, le désir de consommation un jour, de
liberté, le plaisir d'aller faire ses courses devrait passer après la considération que beaucoup de
femmes -ce sont souvent des femmes- ne pourront pas voir leurs enfants...
(Applaudissements...)
Naturellement, on vous dira : elles ont le libre choix et elles seront payées davantage ce
jour-là qu'un autre jour. Cependant, dès l'instant que l'on vous paie davantage, ce jour-là, plutôt
qu'un autre jour, est-ce que, lorsque vous êtes vraiment en difficulté financière, avez-vous
vraiment le libre choix ?... (Applaudissements...)
Naturellement, il y a beaucoup de personnes qui pensent aux clients. Moi, je pense aux
vendeuses et je dis que c'est juste de penser aux vendeuses avant de penser aux clients, car les
clients ont le choix et les vendeuses n'auront pas le choix et que l'on sera une société de
dépendance et de contraintes. (Applaudissements...)
Un projet de société de développement humain, c'est un projet qui est fondé sur des valeurs
partagées, mises en acte et suivies d'effet.
L’Europe indépendante grâce à la France indépendante
Quatrième chapitre, et il est aussi important que tous les autres, vous vous souvenez qu'hier
nous avons défini ensemble le grand défi de notre génération : trouver un autre projet de société
dans la mondialisation.
Naturellement, vous mesurez la puissance et la force des très grands États qui portent le
projet de société qui domine aujourd'hui la mondialisation et, d'une certaine manière, les
États-Unis et la Chine ne sont pas loin d'avoir choisi le même modèle dans lequel les inégalités
croissent au lieu de décroître.
Ce n'est pas le même système politique mais, si vous y réfléchissez bien, au bout du compte,
pour les personnes, pour les familles, pour les pauvres et les très riches, vous vous apercevez que
le résultat social est, en termes de valeurs, exactement le même, ce sont toutes les deux des
sociétés qui ont accepté sans en débattre avec leurs concitoyens qu'au fond, l'argent soit le
pilier central de la construction des sociétés qu'ils mènent.
Nous, nous refusons ce système de valeurs. Toutefois, cela ne suffit pas de le dire. Même
dans un congrès amical, nourri, cela ne suffit pas de le dire.
On a besoin, désormais, des instruments politiques pour porter un autre projet de société.
C'est pourquoi, quelle que soit la profondeur de la crise de l'Europe, quelles que soient les
difficultés que celle-ci rencontre, quels que soient les objectifs souvent justes de ceux qui
indiquent qu'il y a en Europe une majorité de gouvernements qui en réalité se rallient au modèle
dominant de la planète… nous n'avons pas d'autres possibilités, quelle que soit la force de
ces objections, que de regarder l'Europe comme le seul recours dont nous disposons en face des
hyper-puissances portant un projet de société qui ne correspond pas à ce que nous attendons.
Nous n'avons pas d'autre possibilité. (Applaudissements...)
Et c'est un enthousiasme pour nous que cette future voie politique puisse exister, à
condition que nous puissions débattre de nos projets et de nos valeurs et les défendre à
l'intérieur. C'est pourquoi je dis, comme Marielle l'a dit tout à l'heure à ce micro, que
l'indépendance de la France est la condition de l'indépendance de l'Europe.
C'est pourquoi il faut que la France demeure ce qu'elle était, c'est-à-dire un pays qui porte
une résistance à l'échelon international et non pas un alignement à l'échelon international, pour
que l'Europe puisse continuer d'être ce qu'elle est ce qu'elle devrait être.
Le combat pour l'Europe indépendante, c'est le même combat que celui de la France qui résiste
au modèle dominant dans le monde. C'est la même chose et, en tout cas, pour nous, c'est un projet
de société et, si je dois employer le mot exact, c'est un projet de civilisation.
Ce qui se joue là, c'est l'avenir de notre civilisation, de nos valeurs, de nos familles et
de nos enfants. (Applaudissements...)
Alors, naturellement, ce projet-là, ces quatre chapitres de ce projet : citoyen responsable,
l'État partenaire, le développement humain et la croissance durable, l'Europe indépendante grâce à
la France indépendante, c'est un combat politique ! Vous vous apercevez qu'il ne ressemble à aucune
des deux propositions politiques qui, jusqu'à maintenant, se sont partagées l'espace politique en
France.
Nous sommes un parti politique original en ce que nous avons un projet politique original. Ce
projet politique, il va falloir l'imposer et la réussite du Mouvement Démocrate est naturellement
la condition de la défense de ce projet.
Voyez-vous, de la réussite de ce mouvement, je ne doute pas une seconde et je n'en doute pas
plus, d'une certaine manière, que le libérateur de la patrie que j'évoquais à l'instant ne doutait
de la victoire finale lorsqu'il est parti à Londres au début du conflit.
Il se trouve que les conditions sont réunies, si nous sommes à la hauteur, pour que des
millions de Français rejoignent le combat que nous menons.
Je ne doute pas une seconde, mais je sais la difficulté du chemin et j'ai eu toute occasion
d'éprouver ces dernières semaines et ces derniers mois. J'ai eu toute occasion d'éprouver la
multiplication des pièges, des influences, des carottes et des bâtons qui pouvaient s'adresser à un
certain nombre de responsables, généralement élus, pour les convaincre, amicalement, ou en fronçant
le sourcil, de bien vouloir rejoindre le camp des puissants, le camp des vainqueurs.
Je n'ai aucun doute sur la difficulté du combat qu'il va nous falloir conduire. Je vois bien
la conjonction des méchancetés, des rancoeurs ou même parfois des haines qui sont conjuguées contre
nous.
Je vais vous dire, c'est parce qu’il y a cette conjonction-là que nous pouvons être
sûrs du chemin. Si nous ne dérangions pas à ce point le système établi, croyez-vous qu'il réunirait
des forces aussi puissantes, des amicales aussi nombreuses pour essayer de faire croire...
(applaudissements...) ...au fond, deux choses ? Ils se mettent si nombreux pour essayer de faire
croire que nous sommes seuls, mais je n'ai pas aperçu, pendant ce week-end, que nous étions seuls
-j'ai vu passer 6 000 personnes au Congrès fondateur du Mouvement Démocrate sur les trois jours-
…(applaudissements...) ou que je ne serais pas entouré.
Je vous demande de regarder la tribune, de regarder les élus qui sont là, les responsables
économiques, politiques, de courants d'opinion présents ici ! Je ne me sens pas seul, quand j'ai
autour de moi les femmes et les hommes qui sont à cette tribune.
Je ne me sens pas seul… (applaudissements...) je ne me sens pas seul, ils sont au
premier rang, à la tribune.
Je ne me sens pas seul quand nous sommes avec Marielle de Sarnez, Corinne Lepage, Jean-Luc
Benhamias, Jacqueline Gourault, Michel Mercier, Jean Peyrelevade, Jean Lassalle et l'ensemble de
ceux qui sont à la tribune, j'en oublie, je leur demande pardon.
Je ne me sens pas seul, je me sens au contraire avec une équipe solide, alors qu'il y a
ailleurs tant d'équipes fragiles. (applaudissements...)
Eux ne sont pas là, Jean-Marie Vanlerenberghe l'a dit et Bernard Lehideux l'a dit, de même
que Didier Bariani et Gilles Artigues, ils ne sont pas là parce qu’ils pensaient trouver ici
un avantage d'ambition, ils ne sont pas là parce qu’ils veulent y trouver un intérêt
personnel, de carrière.
Ils sont là parce qu’ils croient à ce que nous faisons et qu'ils ont la certitude que
la société française attend de cette équipe qu'elle lui propose un chemin nouveau.
(Applaudissements...)
Avec vous et avec eux, je n'ai aucun doute sur le fait que les Français, déçus, les Français
qui rencontreront la désillusion, les Français qui attendent et espèrent autre chose vont se
retrouver dans la maison commune que nous avons décidée de bâtir.
Toutefois, c'est une injonction et si vous permettez, amicalement, c'est un ordre, il faut
que nous soyons ouverts, car des pans entiers de la société française n'ont pas encore bougé et
vont le faire.
Je veux dire avec certitude que, dans les rangs des gaullistes en France, il n'est pas
possible qu'il n'y en ait pas pour dire « La politique que l'on nous impose est le contraire de ce
que nous avons voulu et cru pendant des décennies ». Le gaullisme était un projet de résistance et
on propose aux Français, sans le dire, un projet d'alignement. Eh bien ce n'est pas possible qu'il
n'y en ait pas qui viennent et disent qu’ils ne s’y reconnaissent pas et qui
revendiquent cette grande famille. (Applaudissements...)
Je parle d'amitié avec eux. Mais je sais très bien que dans les rangs du PS, il y a également
beaucoup de sympathisants et même de militants, beaucoup, beaucoup de femmes et d'hommes qui
commencent à se dire, qui constatent que l'enfermement, la fascination du PS uniquement en
direction des rangs sympathiques mais de l'analyse que je ne peux pas accepter de la gauche
radicale, que tout cela est une manière de rendre inaudible le message que ce grand parti avait
porté pendant des années et des années.
Le message était peut-être valide autrefois. Nous avons souvent été en contradiction avec
eux. Aujourd'hui, il est impossible à entendre.
Je suis persuadé que nous devons avoir une attitude ouverte à l'égard de tous ceux-là, qui,
d'un bord ou de l'autre, vont un jour poser la question de l'alternative à construire au projet de
société que l'on essaie de mettre en place en France.
Notre combat pour une alternative nouvelle commence aux municipales
Je suis persuadé que cette question d'ouverture pour une alternative nouvelle, je suis
persuadé que cette question sera au centre des années qui viennent et peut-être de la décennie que
nous allons vivre ensemble.
Voilà le sujet du combat ! Il dépend de vous ! Il dépend de votre ouverture d'esprit. Il
dépend de votre compréhension de l'enjeu qui se constitue, avec nous, cet immense mouvement qui va
proposer au pays une alternative au projet de société qui est en train de se mettre en place.
Je l'ai dit depuis le début de ce congrès. Je suis persuadé que la question est celle du
projet. On voit bien les forces extrêmement puissantes qui essaient de conduire la France à une
société très inégalitaire, assez matérialiste que les Français, je crois, récusent et refuseront.
En face, nous avons commencé à construire un projet alternatif.
Ceux qui parlaient de frontière entre la droite et la gauche doivent se rendre compte que ces
frontières ont changé. Ce n'est plus entre la droite et la gauche, c'est entre une attitude
d'alignement sur ceux qui dominent le monde et de résistance en face de ceux qui dominent le monde
que se situe désormais la nouvelle frontière.
Il y a une société à construire, une société de justice, une société de développement humain,
une société de valeurs qui ne récuse rien de l'efficacité économique.
J'ai aimé quand Jean Peyrelevade a dit « ce n'est pas avec l'argent qu'il faut réconcilier
les Français, mais avec les entreprises, l'esprit d'entreprise et la volonté d'entreprendre, c'est
avec l'esprit d'initiative et de création ». (Applaudissements...)
Nous revendiquons autant d'efficacité économique, mais plus de justice et des valeurs mieux
établies que ceux qui essaient aujourd'hui de nous conduire là où la France ne veut pas aller.
C'est ce que nous avons entre les mains comme enjeu. Nous allons en vivre les différentes
étapes.
Cela va commencer aux élections municipales où les deux principales missions du Mouvement
Démocrate sont celles-ci :
Premièrement, le nouvellement. Nous allons présenter, dans l'immense majorité des villes, des
équipes de renouvellement qui feront apparaître des visages nouveaux.
Deuxièmement, nous allons mettre au centre des élections municipales, non pas des questions
de politique partisane, ce n'est pas le drapeau du MoDem que nous voulons faire flotter sur les
villes de France, ce sont les préoccupations et les attentes de nos concitoyens.
(Applaudissements...) Pardon de ce truisme, les élections municipales, nous voulons les vivre
municipalement.
Nous voulons que l'on s'occupe des écoles, des trottoirs, de la circulation, des transports
en commun, de l'éco-citoyenneté dans les villes dans lesquelles nous allons présenter des listes.
Ce n'est pas l'étiquette des partis qui compte à nos yeux, même pas la nôtre. Ce qui compte à
nos yeux, c'est l'intérêt des citoyens. Nous serons compris, si nous sommes les plus proches de ce
que les citoyens attendent. (Applaudissements...)
Nous voulons que cette proximité se traduise par une novation considérable dans la manière de
gérer les villes, c'est-à-dire du pluralisme. Nous n'acceptons pas l'idée qu'une ville soit entre
les mains d'un seul clan contre l'autre clan. Nous trouvons cela ridicule.
Nous pensons que les problèmes de circulation, de trottoirs, d'écoles, de social ne sont pas
les problèmes d'une étiquette contre l'autre. Il est absurde que, parce que vous avez eu 51 % des
voix, vous ayez tous les pouvoirs, et que ceux qui ont eu 49 % n'aient que la possibilité de se
croiser les bras et d'assister, impuissants ou ronchonneurs, aux décisions prises par l'équipe
municipale. (Applaudissements...)
De ce fait, notre conception des élections municipales est que nous demanderons à tous ceux
qui conduiront des listes en notre nom et à ceux avec qui éventuellement nous pourrons nous allier,
nous leur demanderons de bien vouloir considérer que, la loi, c'est le pluralisme et qu'il faudra
que soient pris en compte, dans les équipes auxquelles nous participerons, les principaux courants
démocratiques majoritaires ou minoritaires de la ville. Tout le monde a le droit d'être représenté.
La démocratie municipale, ce n'est pas la dictature de la majorité contre la minorité, c'est
la prise en compte de toutes les sensibilités de la ville.
Voilà l'agenda devant nous, voilà le travail devant nous.
Nous avons créé le seul parti nouveau de la vie politique française et c'est un parti
authentique, car ce n'est pas le pâle décalque, la pâle copie, la roue de secours ou le strapontin
d'un parti puissant sous l'aile duquel on se situait, auprès de qui on va quémander des prébendes.
C'est un parti autonome avec un projet de société qui importe aux citoyens français que nous
sommes, ce projet de société importe à l'Europe quand elle pense à son destin, ce projet importe à
toute la partie du monde en train de vivre le développement, comme la soumission, à une manière de
voir les choses qui ne corresponde pas aux attentes des personnes.
Nous voulons la société de développement humain, c'est ce que les gens attendent et c'est
pourquoi le destin du Mouvement Démocrate que nous avons fondé aujourd'hui rencontrera à coup sûr
le destin de la France !
(Standing ovation)
Je n'oublie pas de remercier notre équipe de permanents, peu nombreux, et de bénévoles, sans
lesquels l'organisation d'un tel congrès n'aurait pu être possible.
Je vous remercie.
(applaudissements)
sur un site du modem des participants commencent à s'inquiéter en se rendant compte que dans nombre
de communes les candidats du modem(le plus souvent des anciens udf)ont décidé de faire alliance dès
le premier tour avec l'ump(et continuent donc une politique déjà pratiquée).ayant adhéré au modem
pour qu'il y ait rupture avec des pratiques anciennes ils menacent de renvoyer leur carte
d'adhérent...
Ca c'est quelque chose!!!
Posté par : crapaud | 10 décembre 2007 09:30
J'ai du regarder la vidéo trois fois, c'est d'un espoir grandiose, comme je l'ai dit lors des
élections dernières. Je garderai une phrase de ce congrès fondateur, lorsque M. Bayrou expliquait
ce que c'était d'être un citoyen démocrate, il a dit (je ne mets pas tout, ça serait un peu trop):
"Je suis pour la responsabilité, parce que la responsabilité, c'est le mouvement!" C'est dingue de
voir un politicien expliquer clairement des sujets que rarement on peut comprendre. En tout cas, le
modem, j'y crois très fortement, j'ai voté pour, je voterai encore pour continuer à croire en
l'espoir de la france! mister toad²²
diffusion des idées du modem
Posté par : michelet | 9 décembre 2007 08:52
comme la presse est occupée à parler des actions de sarkozy et de la division des socialistes il
ne reste pas de place pour le modem!il faut donc que les adhérents diffusent ses idées auprès des
électeurs.le problème est que les fédérations sont en train de s'organiser et qu'elles n'ont donc
pas le temps(ni l'argent)de décider d'initiatives.ce sont donc aux sections(en voie d'organisation
elles aussi)de faire le travail;mais avec quels moyens?
L'ouverture pour construire...
Posté par : FIFOU | 8 décembre 2007 13:19
Concernant la demande d'ouverture pour rassembler et construire le mouvement démocrate, voici notre
exemple terrain. Nous sommes 7 habitants de St Brévin (44) venant d'horizons politiques diiférents
mais réunis par le projet et les valeurs du Modem. Nous avons crée une association, " l'ouverture
démocrate pour les brévinois" (site internet à suivre)dont les objectifs sont : de rassembler pour
construire localement le nouveau projet de société proné par notre mouvement ; de promouvoir les
valeurs du mouvement démocrate. Hier, première réunion publique avec de trés encourageants retours
positifs. L'attente des citoyens à une offre "ni droite ni gauche", à notre projet démocrate est
trés forte. Le changement est profond et est inéluctable, il faut sur la durée, expliquer et
convaincre pour rassembler et je vous assure que les attentes dépassent nos espérances. le chemin
sera long et difficile mais c'est "le sens de l'histoire". Philippe
discours fondateur
Posté par : rocque | 8 décembre 2007 12:52
Le probleme du Modem n'est pas un problème de "valeur" mais de méthode et de programme. La critique
de l'argent roi et de la droite blink blink ne fait pas un programme. La condamnation du modèle
américain est simplificatrice et donc démagogique.Les grands libéraux les grands fédéralistes sont
américains. Et l'Amérique reste une "job machine" incroyable. Même si nous connaissons ses
faiblesses - santé éducation- l'arrogance de l'admistration Bush, ses errances, gardons nous de
jetter le bébé avec ... Pour le moment le programme du Modem reste floue et ménage trop d'intérets
particuliers notamment dans l'éducation pour avoir une once de crédibilité. Il est toujours facile
d'être courageux dans un discours d'oppostion. Même je l'admet, le discours sarkozien à de quoi
susciter la fureur, notamment en matière de justice en générale et de justice sociale. Mais le
démarquage systématique risque à terme d'enfermer le modem, de le condamner à se priver d'électeurs
qui ne partagent qu'une partie de idées de sarko et de son "programme". Le Modem doit être une
force de propositions concretes. Ces propostions doivent rester réalistes et chiffrées. A l'image
de ce qui a été dit sur la dette par Bayrou. Les critiques du pouvoir doivent êtres plus
argumentées. Ne tombons pas dans le piège de l'émotion sarkosienne. Le fonctionnement interne de ce
parti reste à construire. Je suis inquièt de voir des personnalités de talents quitter cette
maison. Je crains que cela ne soit pas -que- pour des questions d'ambitions personnelles. Je trouve
que François Bayrou s'enferme dans une tour d'ivoire, qu'il n'accepte pas facilement de se remettre
en cause et qui déteste l'idée que d'autres lui fassent de l'ombre. Bref, son ambition
présidentielle personnelle, louable soit elle, constitue un poison terrible pour le Modem. Pour
avoir une chance d'exister François Bayrou doit faire confiance à ceux qui veulent l'aider... .
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c'est mal parti?
Posté par : michelet | 11 décembre 2007 09:08sur un site du modem des participants commencent à s'inquiéter en se rendant compte que dans nombre de communes les candidats du modem(le plus souvent des anciens udf)ont décidé de faire alliance dès le premier tour avec l'ump(et continuent donc une politique déjà pratiquée).ayant adhéré au modem pour qu'il y ait rupture avec des pratiques anciennes ils menacent de renvoyer leur carte d'adhérent...
Ca c'est quelque chose!!!
Posté par : crapaud | 10 décembre 2007 09:30J'ai du regarder la vidéo trois fois, c'est d'un espoir grandiose, comme je l'ai dit lors des élections dernières. Je garderai une phrase de ce congrès fondateur, lorsque M. Bayrou expliquait ce que c'était d'être un citoyen démocrate, il a dit (je ne mets pas tout, ça serait un peu trop): "Je suis pour la responsabilité, parce que la responsabilité, c'est le mouvement!" C'est dingue de voir un politicien expliquer clairement des sujets que rarement on peut comprendre. En tout cas, le modem, j'y crois très fortement, j'ai voté pour, je voterai encore pour continuer à croire en l'espoir de la france! mister toad²²
diffusion des idées du modem
Posté par : michelet | 9 décembre 2007 08:52comme la presse est occupée à parler des actions de sarkozy et de la division des socialistes il ne reste pas de place pour le modem!il faut donc que les adhérents diffusent ses idées auprès des électeurs.le problème est que les fédérations sont en train de s'organiser et qu'elles n'ont donc pas le temps(ni l'argent)de décider d'initiatives.ce sont donc aux sections(en voie d'organisation elles aussi)de faire le travail;mais avec quels moyens?
L'ouverture pour construire...
Posté par : FIFOU | 8 décembre 2007 13:19Concernant la demande d'ouverture pour rassembler et construire le mouvement démocrate, voici notre exemple terrain. Nous sommes 7 habitants de St Brévin (44) venant d'horizons politiques diiférents mais réunis par le projet et les valeurs du Modem. Nous avons crée une association, " l'ouverture démocrate pour les brévinois" (site internet à suivre)dont les objectifs sont : de rassembler pour construire localement le nouveau projet de société proné par notre mouvement ; de promouvoir les valeurs du mouvement démocrate. Hier, première réunion publique avec de trés encourageants retours positifs. L'attente des citoyens à une offre "ni droite ni gauche", à notre projet démocrate est trés forte. Le changement est profond et est inéluctable, il faut sur la durée, expliquer et convaincre pour rassembler et je vous assure que les attentes dépassent nos espérances. le chemin sera long et difficile mais c'est "le sens de l'histoire". Philippe
discours fondateur
Posté par : rocque | 8 décembre 2007 12:52Le probleme du Modem n'est pas un problème de "valeur" mais de méthode et de programme. La critique de l'argent roi et de la droite blink blink ne fait pas un programme. La condamnation du modèle américain est simplificatrice et donc démagogique.Les grands libéraux les grands fédéralistes sont américains. Et l'Amérique reste une "job machine" incroyable. Même si nous connaissons ses faiblesses - santé éducation- l'arrogance de l'admistration Bush, ses errances, gardons nous de jetter le bébé avec ... Pour le moment le programme du Modem reste floue et ménage trop d'intérets particuliers notamment dans l'éducation pour avoir une once de crédibilité. Il est toujours facile d'être courageux dans un discours d'oppostion. Même je l'admet, le discours sarkozien à de quoi susciter la fureur, notamment en matière de justice en générale et de justice sociale. Mais le démarquage systématique risque à terme d'enfermer le modem, de le condamner à se priver d'électeurs qui ne partagent qu'une partie de idées de sarko et de son "programme". Le Modem doit être une force de propositions concretes. Ces propostions doivent rester réalistes et chiffrées. A l'image de ce qui a été dit sur la dette par Bayrou. Les critiques du pouvoir doivent êtres plus argumentées. Ne tombons pas dans le piège de l'émotion sarkosienne. Le fonctionnement interne de ce parti reste à construire. Je suis inquièt de voir des personnalités de talents quitter cette maison. Je crains que cela ne soit pas -que- pour des questions d'ambitions personnelles. Je trouve que François Bayrou s'enferme dans une tour d'ivoire, qu'il n'accepte pas facilement de se remettre en cause et qui déteste l'idée que d'autres lui fassent de l'ombre. Bref, son ambition présidentielle personnelle, louable soit elle, constitue un poison terrible pour le Modem. Pour avoir une chance d'exister François Bayrou doit faire confiance à ceux qui veulent l'aider... .