4 décembre 2009

François Bayrou : "Il est impossible d'imaginer une alternance si tout le monde n'y est pas associé"

François Bayrou

Dans le cadre de l'ouverture du Congrès d'Arras, vendredi 4 décembre, François Bayrou a appelé à la création d'un "socle d'alternance", qu'il appelle "arc central". "Cela va de la gauche républicaine à un certain nombre d'hommes et de femmes de la droite sociale en passant par le centre et les écologistes. C'est cela qui demain fera le pilier de l'alternance et de la politique à suivre", a-t-il précisé.

Il a ajouté qu'il est "impossible d'imaginer une alternance si tout le monde n'y est pas associé: "ceux qui disent, on ne parlera jamais à des gens de gauche, et ceux qui disent on ne parlera jamais à des gens du centre ou de la droite, cela disent en réalité: on ne veut pas d'une alternance". (lire la suite)

"Alors je leur dis: +arrêtez de vous disputer, il n'est plus temps de se disputer, c'est le temps de songer à parler et à travailler ensemble+", a conclu le Président du Mouvement Démocrate.

Concernant l'ouverture du Congrès d'Arras, François Bayrou a affirmé : "Les Français ont besoin d'une chose essentielle: l'espoir que quelque chose se passe, qu'on leur fasse des propositions concrètes pour qu'ils recommencent à y croire. Ce congrès sert à cela".

"Il sert à dire, voila des propositions précises et voilà un esprit et cet esprit va vous permettre de vous dire, à nouveau, que vous n'êtes pas condamné à subir", a-t-il précisé, ajoutant : "Et donc pour moi, je dis que tous ceux qui sentent que la France mérite autre chose que ce qu'on lui fait vivre en ce moment, tous ceux-là ont quelque chose à partager en commun".

"Notre projet, c'est une proposition que nous mettons sur la table", et "autour de cette proposition, en dialogue avec elle, puisque nous ne croyons pas avoir raison sur tout, des familles ou des sensibilités différentes peuvent se regrouper", a-t-il poursuivi.

"Ce travail de propositions, nous croyons que tout le monde va devoir le faire. Alors, nous sommes les premiers à mettre sur la table un projet précis avec des propositions précises, discutables qui peuvent donner à espérer. Et c'est ce pas vers un espoir crédible que nous voulons faire à Arras, lors de ce congrès", a conclu François Bayrou.


Les derniers commentaires ... Tous les commentaires

@péricles

Posté par : coolfifi | 8 décembre 2009 04:44

Mais Ségolène sait trés bien qu'elle n'a pas besoin de tendre la main de cette manière, puisque nous avons affirmé depuis des mois, qu'au deuxième tour, nous ferions alliance avec les démocrates qui s'opposeront au parti unique au pouvoir. Il ne s'agit pas de querelles politiciennes, il s'agit du vote des militants qui ont soutenu l'idée d'avoir nos propres listes indépendantes au premier tour, pour forger et faire connaître notre identité, avant de s'allier au 2ème tour. On ne peut pas sans cesse exorter les gens à voter, puis jeter ce vote aux orties quand la réponse ne plaît pas ou plus, aux dirigeants du pays, ou du parti. Mais Ségolène sait déjà tout ça, alors à quoi rime cette main tendue de premier tour, sinon à créer du désordre chez nous? Il y a déjà des MoDem Cap 21 ici et là qui briguent des places sur les listes EE, maintenant des MoDem Cap 81 sur la liste PS en Poitou Charentes et pourquoi pas autant de Caps que de listes, et se faire arakiri, le soir du premier tour par la même occasion. On n'est tellement mieux en Sarkozie, n'est ce pas! Mais il faut croire que C Bendit s'en fout. Comme il le répète quand ça l'arrange: il n'est pas français et il ne vit pas dans ce pays alors les ravages de Sarkozy, lui qui n'est pas français et son frère qui l'est, le dérangent visiblement moins que l'idée que le MoDem puisse ouvrir en France une troisième voie susceptible de réunir une certaine droite sociale, les démocrates centristes et la gauche démocratique. Alors il était de la plus grande urgence de déstabiliser le MoDem en draguant CL et ses maigres troupes de cap 21 . C'est bien évident. On respirait encore après les européennes, fallait en finir. Et puisque Cohn Bendit D, la coqueluche des médias ne se gêne pas, alors pourquoi Ségolène le ferait-elle? Allons-y l'animal est à terre, achevons-le! Par les temps qui courent les charognards prospèrent. Ils prennent pour modèle le plus haut sommet de l'Etat. Et vous voulez qu'on se sentent fiers d'être français, par les temps qui courent...


Chef d'Etat

Posté par : CHATBLEU | 7 décembre 2009 16:50

Pour répondre à citizenet, une formule toute simple: Bayrou a la stature d'un chef d'Etat, Sarkozy a la stature d'un chef de clan.


Point d'alternance...Il s'agira d'un changement profond et durable !

Posté par : bourbon9 | 6 décembre 2009 16:35

L'Esprit change avant la lettre, et cette dernière avant les actes...Justice et Libération, j'écris vos noms ! Amitiés !


Agir !

Posté par : PERICLES | 6 décembre 2009 12:51

Il faut savoir oublier les querelles politiciennes pour considérer la grande souffrance de la majorité de la population actuellement, sonnée par une politique exclusivement tournée vers la protection des intérêts des classes privilégiées. Refuser la main tendue de SR pour les régionales serait s'enfermer dans un ghetto et décev oir les aspirations des classes populaires et moyennes qui sont le réservoir électoral de notre Mouvement...


Pourquoi François Bayrou est-il le meilleur candidat pour 2012 ?

Posté par : citizenet | 5 décembre 2009 19:51

Pour les mêmes raisons que Sarkozy est le moins bon Président de la République française qu’il m’ait été donné de connaître de mon vivant, crise ou pas crise mondiale ! Ce n’est pas une question d’idolâtrie de bédouin ni d’antisarkozisme primaire, c’est une simple question de bon sens qui fait que ces deux personnalités politiques sont aujourd’hui les meilleurs « porte-voix » antinomiques de deux visions de notre société française, européenne et mondiale qui « progressent » dans deux directions totalement opposées. Entre une société d’inégalités croissantes que tout commence à diviser, y compris notre « identité nationale », et notre projet de réformes humanistes où ce qui nous rassemble doit toujours être plus important que ce qui nous divise, il n’y a pas photo. En ce qui concerne les candidats les plus crédibles en 2012, il n’y a pas photo non plus, voyez simplement ce qui se passe, entre qui « réussit » à diviser le plus dans un parti monolithique, et qui essaie de rassembler le plus tous azimuts ! Si malheureusement, Sarkozy et Bayrou, pour diverses raisons, devaient disparaître d’ici là de notre « paysage » politique, hormis le fait que beaucoup d’entre nous les regretterions, la France perdrait deux leaders aussi politiquement incontournables que De Gaulle et Mitterrand, en attendant l’émergence lointaine d’autres candidats aussi crédibles, une fois tous les 30 ans. Il y a encore une autre raison qui me conforte dans ce choix, c’est que autant François Bayrou me paraît avoir la stature d’un De Gaulle ou d’un Mitterrand, autant Sarkozy me semble en manquer cruellement, de stature d’un homme d’Etat…