26 octobre 2008

Crise financière: François Bayrou renvoie dos à dos capitalisme et socialisme

François Bayrou a renvoyé dos à dos socialisme et capitalisme dont il a dénoncé la crise et l'échec, dimanche lors de la première Conférence nationale, consacrée à la crise financière. "Je ne crois pas plus à la refondation du capitalisme que je ne crois à la refondation du socialisme." Comparant l'actuelle crise financière, d'ampleur séculaire, à celle qui en 1989 a emporté le socialisme soviétique, François Bayrou a conclu à la crise et l'échec de l'idée fondamentale qui animait chacun des deux systèmes. "On se contente de nous annoncer, à grand son de trompe, qu'on va refonder le capitalisme" a-t-il ironisé.

"Croire qu'on peut dicter à des mécanismes en oeuvre depuis le début des temps, de se plier à la volonté politique publicitaire, il n'y a pas beaucoup de chances que ça marche!"
Il s'est amusé des déclarations du président vénézuélien Hugo Chavez, qui a estimé vendredi que le "camarade" Sarkozy était en train de se rapprocher
du socialisme. "Ca doit faire bien rigoler du côté du Fouquet's!, a-t-il lancé, cette tentative de redorer le blason du capitalisme comme modèle de société, est à peu près le contraire exact de ce que nous pensons. Nous, ce que nous mettons en premier, ce n'est pas l'argent, c'est l'être humain."
A ce titre, il a réaffirmé son opposition à une généralisation du travail dominical. Pour lui, il est fondamental qu'il y ait un jour de la semaine pour la plupart des Français, où l'on puisse montrer aux enfants qu'il y a autre chose dans le vie que consommer, qu'acheter. "Il faut un jour pour le verbe être, et pas pour le verbe avoir."
Il s'est également élevé contre le projet de privatisation de La Poste, et contre le projet de réforme des lycées qui, selon lui, fait sortir le lycée de la culture de la durée, pour le faire entrer dans la culture du zapping. Un projet "humaniste" sera au coeur de la campagne des européennes, a-t-il dit lors de cette Conférence.


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Vraies valeurs

Posté par : miaou | 29 octobre 2008 15:43

Pas très éloigné du discours du Modem, le "J'accuse" du du président des Ingénieurs et Scientifiques de France. ( les valeurs défendues sont plutôt scientifiques et techniques, c'est plutôt normal vu le rôle). "Noël Clavelloux, président des Ingénieurs et Scientifiques de France, interpelle le monde politique, financier et l’ensemble des relais d’opinion au nom de tous les ingénieurs pour redonner sa vraie place aux sciences et aux techniques qui restent et demeurent les vrais moteurs de l’innovation et donc de la croissance !" ___


LA SOLUTION DE NICO

Posté par : anisse | 28 octobre 2008 15:33

Allez sur Daily Motion et visionnez "la solution de Nico".....il nous impose un nouvel ordre économique européen qui précéde le nouvel ordre mondial....petit à petit, grace à cette crise, il va arriver à ses fins.


Crise Financière

Posté par : chamardjp | 28 octobre 2008 14:20

De la conférence Nationale du Mouvement Démocrate doit surgir un projet simple et lisible. A l'heure de la confusion, il s'agit de revenir aux fondamentaux en proposant un nouveau modèle, basé sur le Développement durable, composé des trois piliers que sont l'ECONOMIE, le SOCIAL, et l'ECOLOGIE. - l'ECONOMIE car si l'on veut que tout le monde ait du travail, il faut que les entrepreneurs dont la majorité sont des PME puissent investir sans être pénalisées par des charges et taxes sans même avoir un € de chiffre d'affaires et donc encore moins de bénéfice, leur affecter des charges proportionnelles à savoir les exonérer quand elles n'atteignent pas certains chiffres d'affaires et résultats. C'est tout le contraire qui a été fait à ce jour notamment avec la taxe professionnelle ou l'impôtt forfaitaire sur les sociétés quand bien même l'Entreprise était en déficit. Dieu merci, ce dernier point vient de sauter. A mon avis, la bonne fiscalité voudrait que l'Entreprise ne supporte que les charges d'accidents du travail et aucune autre. - le SOCIAL car bien sûr que sur le fonds nous souhaitons redistribuer les revenus pour ceux qui en ont le plus besoin, mais nous en sommes au point où ce sont les plus pauvres qui n'ont rien, et même aucune redistribution, alors que des milliards sont redistribués, sans redéfinition des besoins fondamentaux. C'est l'exemple des subventions agricoles qui profitent aux plus gros tels la Reine d'Angleterre ou la Principauté de Monaco, mais c'est aussi l'exemple de distributions opaques à Nantes par une municipalité Socialiste qui distribue de manière douteuse à des populations bien ciblées qui est très utile lors d'élections. Le tout étant tellement opaque que personne n'y voit rien. - l'ECOLOLIE car tout le monde sait bien que c'est là que réside un fort développement d'avenir qui permettrait de relancer notre économie tout en sauvegardant les futures générations. L'ensemble nécessite des choix et priorités que personne n'a osé ou su dévolopper depuis 30 ans. Comment : Les avantages fiscaux représent environ 73 millards d'€uros, les réduire de moitié est une solution en soi. S'y ajoute le fait que les charges en France ne reposent pas sur des bases globales mais sont très variables, à l'exemple des Officines de pharmacies qui, en changeant de statut, voient leurs charges reposer sur leurs Dividendes et non leur chiffre d'affaires, bravo pour eux, mais c'est la démonstration que notre système est vérolé. Tout comme OBAMA qui axe sa campagne sur l'ECONOMIE, je pense que notre réussite repose sur cette question, comme nous avons su le faire dans le passé ( Années 70 ). Osons révolutionner notre économie pour un développement durable.


Le contre-exemple allemand

Posté par : libre | 28 octobre 2008 14:12

A propos de l'ouverture des magasins le dimanche, j'ai entendu hier à la télévision qu'en Allemagne les magasins sont fermés le samedi et le dimanche (plus que chez nous donc). Ca n'a jamais empêché l'Allemagne d'avoir des taux de croissance supérieurs aux nôtres. Donc, quand Nicolas Sarkozy dit, comme il l'a affirmé aujourd'hui, que le travail dominical, "c'est un jour de croissance en plus", il se trompe.


La ligne est tracée : passons aux choses sérieuses !

Posté par : citizenet | 27 octobre 2008 12:33

Un projet humaniste clairement défini par François Bayrou et son "commando", avec un plan d'action détaillé requis au niveau européen, voilà de quoi réanimer une citoyenneté engourdie, sous tutelle du système marchand qui après avoir bien amélioré notre vie quotidienne au cours des trente glorieuses, s'est perverti depuis les années Thatcher/Reagan jusqu'à faire exploser aujourdhui un capitalisme financier au paroxysme du "modèle" américain qui l'a initié. Faire la part belle aux valeurs non marchandes, tels que les services d'utilité publique et environnementale, sans pour autant donner tous les pouvoirs à des Etats, voire à une Europe impérialiste ou collectiviste, avec comme priorité un virage à 180° de la politique éducative qui dès la maternelle doit former les générations montantes à la "vraie" valeur des choses plutôt qu'à la couleur de l'argent, à conjuguer le verbe être plutôt que le verbe avoir, c'est la seule alternative pour cesser de détruire ce qui peut encore être sauvé. Malheureusement, avant de résorber cette fracture sociale d'inégalités croissantes aggravée par la crise actuelle, il est à craindre une radicalisation des plus pauvres, vis-à-vis de nantis qui ne vont pas se laisser faire comme ça, ce qui risque de compromettre tout projet humaniste, quelle qu'en soit la valeur pour l'intérêt général. Pas de quoi se cacher la tête dans le sable, mais plutôt d'agir et de réagir dans la mesure de nos possibilités, en fédérant le plus possible les bonnes volontés tous azimuts !