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9 janvier 2009
Audition de François Bayrou devant la Commission Balladur
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Les derniers commentaires ... Tous les commentaires
Démocratie locale
Posté par : yg92 | 6 mars 2009 16:50À l'écoute tardive de ce document, j'y trouve un non dit de poids sur lequel je tenterai d'être plus précis dans le forum.
Le travail effectif de l'élu va dépendre largement du mode de scrutin dont découle son mandat. Et l'incidence de ce mode de désignation bien que clairement sous-jacent ne me semble pas avoir été approfondi pour lui même au cours du débat :
** Le scrutin de second degré est exclu d'entrée, alors que moyennant réflexion, puis transparence dans l'application, il pourrait permettre de résoudre efficacement certaines contradiction. On devra en reparler, notamment au niveau des communautés de communes et autre regroupements volontaires mais non intégraux de collectivité.
** Les scrutins de liste conduisent les élus à rester représentant de leur tendance et de leurs électeurs. Ils donnent la part belle aux partis, tant dans la constitution des listes que (on pourrait l'espérer au mouvement démocrate) dans les échanges ultérieurs entre électeurs et élus.
** Le scrutin uninominal (cantonisation, dans le cadre envisagé), transforme l'élu d'une tendance en représentant de tous sur une base géographique. Il réduit le rôle des partis (on risque les notables et plus que les apparatchiks), et, malgré la puissance polarisatrice des étiquettes télévisées, laisse une petite chance à des personnalités originales.
Il ne me semble pas que l'on puisse faire l'économie de l'analyse et la recherche de convergence de cette motivation implicite des élus, avec les missions qu'on affecte aux instances qu'ils composent.
On devra, de plus, si l'on favorise l'émergence d'exécutifs puissants, organiser non seulement une capacité de survie aux oppositions, mais aussi peut-être des contre-pouvoirs (type syndicat dans l'entreprise), qui sans avoir vocation à gouverner, ont celle d'exprimer autrement, les besoins des populations.
Bravo
Posté par : Denis18 | 16 janvier 2009 11:24Monsieur Francois Bayrou Merci pour la modernité de vos propos et la finesse de votre proposition. Je reconnais que j'appréhendais un peu le visionnage de cette audition, car j'avais trouvé précédemment certaines déclarations de votre part sur ce sujet trop passéiste, avec la défense du département des notables locaux etc.. Grâce à cette audition, je me retrouve totalement en phase avec votre grande modernité (face aux modèles du 19° siècle industriel défendu par un Pierre Mauroy). Effectivement, le citoyen français actuel est fondamentalement un "rurbain", même s'il passe 100% de son temps dans une ville ou à la campagne. Il nous faut trouver des solutions souples et évolutives, s'adaptant à la géographie et l'histoire locale et à l'évolution, tout en prévenant les risques de rejet. A cet égard, j'aurai 2 remarques ou questions : une entité dont il n'a pas été question est la notion de "pays". Elle nous ramène à avant la révolution qui a imposé les départements pour assoir l'autorité de l'état jacobin. Personnellement je pense que les "pays" marquent toujours profondément la mentalité de nos concitoyens par leur réalité géographique, historique et culturelle et la recomposition des régions devra être basée sur cette unité de base. Enfin, pour que cette réforme soit acceptée par les français, il faudra une vision très claire avec un calendrier précis car, si l'on reste avec la même imprécisition dans la définition des responsabilités (par exemple au niveau social et de la santé) la multiplication des équipements redondants au niveau local (par exemple l'addition des hôtels de région de département, de communauté d'agglomération , et les mairies) avec l'augmentation concomitante du nombre d'élus, de fonctionnaires territoriaux et donc des impôts locaux, on ira tout droit vers une révolution populaire. Deuxièmement, qu'en est-il de la relation entre les régions et le niveau le plus haut de l'Europe : doit elle passer par le filtre de l'état ou y-a-t-il un lien de subsidiarité direct de l'Europe vers les régions, sachant que c'est déjà le cas pour la plus grande partie des pays Européens qui connaissent le fédéralisme régional. Alors que l'Europe se propose d'aider directement les régions sur nombre de sujets, les régions françaises ne sont pratiquement jamis directement représentées en tant que tel dans les instances Européennes. Encore mercipour cette vision moderne et démocrate.
Très intéressant
Posté par : planxty | 16 janvier 2009 00:16Débat très intéressant. Je suis d'accord pour une élection à 50-50 entre scrutin de liste à la proportionnelle et uninominal par canton (ou plutôt regroupement de cantons) pour les élections régionales. Je comprends mieux aussi la nécessité de garder (pour linstant) la notion de département, pour des questions didentité, mais dois-je comprendre aussi que le conseil départemental pourrait être supprimé ce qui serait assez logique et les administrations des instances départementales et régionales fusionnées, ou maintenues et pilotés par les élus du département siégeant au conseil régional. Si, comme le dit François Bayrou, les deux structures (Régionales) et départementales traitent des mêmes dossiers avec des modes de fonctionnement proches pourquoi maintenir deux administrations. On connait pas exemple la complexité des dossiers de subventions pour les investissements communaux, cela permettrait un début de simplification. L'anecdote sur les ratios entre employés communaux des grandes villes et des villages mise en parallèle avec le rôle des conseillers municipaux de ces villages (se substituant à des employés communaux par leur bénévolat) est par ailleurs riche en enseignements sur les risques de réformes jacobines détachées du terrain. J'encourage tous les visiteurs du site à visionner l'ensemble de l'audition de François Bayrou
Trop tôt et trop dense
Posté par : Canard_Orange | 15 janvier 2009 22:51C'est ce que Pierre Mauroy reproche à notre leader. François va trop vite ! Mais l'ancien premier ministre ne s'est pas opposé aux idées de FB. Même si j'ai une sympathie pour Mauroy qui a essuyé toutes les pires expériences et infamies d'une année entre 81 et 82, François Bayrou l'a ramené sur la terre de la logique actuelle. Dur dur la politique, mais notre leader semble savoir la faire sans mépris de qui que ce soit. Amicalement. Christian
Conseil Régio-Général
Posté par : liberal1 | 15 janvier 2009 22:30A la suite de l'audition (laborieuse techniquement) de F Bayrou, l'idée qu'il défend de coaliser dans le conseil Régional les ou une partie des Conseillers Généraux me semble une trés bonne idée. Il est de toutes façons nécessaire de refaire le découpage Cantonale en fonction de la population et de la géographie du département, le tout assaisonné des réalités industrielles ou agricoles, afin que chaque Conseillés Généraux soit en charge d'une réalité économique, et que d'un village a l'autre il ne soit pas nécessaire de s'adresser a un élu different en raison du découpage de Monsieur Pasqua, dont les motivations étaient plus que douteuses. L'elite des Elus des Conseils Généraux de la Région devenant de fait les cadres du conseil Régional capables de prendre des décisions plus globales ou plus Générales en direction de l'Etat et de l'Europe, capables de raisonner dans l'interet général quand aux décisions prises dans le cadre du Conseil Régional. En théorie tout va bien, malheureusement dans le pratique, Modem oblige il y a encore du chemin a parcourir. Mon amitié et mon soutient vous accompagne.